12 juillet 2019

Grignotage / Craquage : Une Simple Question de Volonté ?

Illustration - Grignotage / Craquage : Une Simple Question de Volonté ?

“J’aimerais bien arrêter de grignoter. Le problème, c’est que j’aime trop manger et que je manque de volonté …”

Perte de poids, meilleure santé, ne plus se sentir coupable … les raisons pouvant vous pousser à vouloir arrêter de grignoter sont nombreuses. 

Pourtant, arrêter est plus dure que prévu. Un manque de volonté face à un aliment attirant et … craquage.

Tant d’efforts. Gâchés.

Sentiment de culpabilité … de faiblesse … “Je suis motivé à changer, mais face à la nourriture, je craque. Perte de volonté … je me dégoûte”.

Non, le grignotage n’est pas un signe de faiblesse. En fait, ce n’est même pas une affaire de volonté.

Pouvez vous courir un marathon juste par volonté, sans entraînement ? Pour le grignotage, c’est pareil.

Je vais vous expliquer pourquoi la volonté –en tant que telle– ne suffit pas et comment utiliser cette volonté pour mettre en place “l’entraînement” qui vous permettra de vous débarrasser du grignotage.

D’où vient l’envie de grignoter ?

Pour déterminer d’où vient VOTRE envie, allez lire : Comment Découvrir les VRAIES Raisons Qui Vous Poussent à Grignoter Pour Pouvoir Enfin Arrêter

Pour comprendre pourquoi le grignotage n’est pas qu’une simple question de volonté, il faut d’abord comprendre d’où vient l’envie de grignoter.

La prise alimentaire (et donc le grignotage) provoque une stimulation de ce qu’on appelle le système de récompense.

Cette stimulation est agréable, elle fournit justement une “récompense”. Votre cerveau vous signale “Manger, c’est bien”.

C’est ce même système qui est stimulé (à différentes intensités) par les drogues, les jeux d’argent, les réseaux sociaux, le sexe etc.

En bref, pour votre cerveau : manger = bonheur.

Normalement, plus l’on mange, plus cette stimulation diminue. C’est pour ça que les premières bouchées sont “meilleures” que les dernières.

Cependant, la variété alimentaire stimule le système de récompense.

Exemple :

Vous venez de manger un plat délicieux.

Vous n’avez plus faim mais on vous apporte un nouveau plat, tout aussi appétissant que le premier.

Si vous deviez désormais choisir entre les deux plats, le nouveau vous procurerait plus de plaisir que le plat que vous venez de manger.

Pourtant, ils étaient -pour vous- initialement de qualité égale.

C’est le fameux : “C’est juste de la gourmandise”. 

Ainsi, même sans faim, le système de récompense peut être stimulé par la nourriture. Et donc, même sans faim, la nourriture peut apporter du bonheur.

Il faut aussi savoir que sucre agit plus intensément sur le système de récompense que d’autres aliments.

C’est pour ça que les addictions alimentaires sont souvent, en réalité, des addictions au sucre. Pour plus d’info, allez lire l’article : Comment Arrêter le Sucre Quand On Est Accro

Nous vivons dans un environnement où la diversité alimentaire ET le sucre sont ultra présents.

Il est donc extrêmement facile de stimuler ce système de récompense –et donc de recevoir une dose de bonheur– avec de la nourriture.

Le grignotage est alors utilisé dans deux cas :

  1. Pour répondre à un sentiment/sensation négatif
  2. Par “simple gourmandise”

1. Grignotage “pansement”

Nous venons de voir que manger entraîne du bonheur.

C’est donc sans surprise que manger est souvent utilisé pour se consoler.

Quand on va mal, on cherche à aller mieux. C’est normal. Il n’y a rien de honteux à ça.

Dans le grignotage “pansement”, on retrouve deux grandes familles :

  1. Le grignotage par faim
  2. Le grignotage émotionnel (sans faim)

Oui, la faim est une douleur. Et bonne nouvelle : manger est la réponse adéquate à cette douleur.

Je ne vais donc pas m’attarder sur ce cas.

Manger est la bonne réponse à la faim (la vraie, pas “l’envie”).

La seconde famille est la plus répandue chez les grignoteurs : le grignotage émotionnel.

En effet un humain cherche à soulager sa peine quand il ressent des émotions négatives.

Certains méditent. D’autres boivent. D’autres encore, grignotent.

Effectivement, grignoter apporte du bonheur via le système de récompense, et permet donc de soulager la peine.

C’est donc une réponse normale, mais pas forcément optimale…

Mais j’ai une bonne nouvelle : cette réponse à vos émotions se change.

J’y ai dédié un article entier : Comment Perdre l’Habitude de Grignoter SANS Faim

En bref, le grignotage est une réponse humaine –mais non optimale– à la peine. C’est un véritable “pansement“, souvent utilisé dans la mauvaise situation.

Tout ça est très important pour comprendre le lien entre grignotage et volonté ! J’y reviens bientôt.

2. Grignotage “bonheur”

Je mange parce que c’est là

Oui, manger procure du bonheur. Donc parfois, on grignote “juste pour le plaisir”.

Si c’est occasionnel, ce n’est pas grave. Cela aura peu (voir pas) d’impact.

Si c’est régulier, c’est plus problématique…

Quand un “grignotage bonheur” est fréquent, c’est souvent qu’il y a un problème caché.

Quelque chose dont on a pas conscience, mais qui nous pousse à chercher ce “plaisir de manger” trop fréquemment. 

Le cas le plus courant est l’absence de plaisir alimentaire en “temps normal”. Au hasard : en cas de régime.

La réflexion d’Obi :

Souvent, en cas de régime, le plaisir de manger devient un “plaisir coupable”.

C’est la fameuse idée de “il faut souffrir pour réussir, si c’est bon (agréable) c’est que c’est mauvais (pour mon poids et/ou ma santé)” ou “No pain, No gain”.

C’est une idée fausse, mais très largement répandue. En effet cette souffrance donne un côté héroïque à la réussite.

Ce côté héroïque est largement surexploité dans les films, mais également en marketing. Ce qui tend à consolider cette croyance populaire. Cette culture du “sacrifice” et de la “douleur” pour réussir.

Oui réussir demande des efforts et de l’investissement, mais non ça ne demande pas de souffrance démesurée.

Une des astuces les plus simples pour ne pas abuser du “grignotage bonheur”, c’est simplement de trouver du bonheur dans ses REPAS

Ainsi le besoin de trouver du bonheur par la nourriture sera déjà assouvi, sans grignotage.

En bref, la nourriture a une fonction “plaisir”. Si elle n’est pas assouvie durant les repas, des envies de grignoter risquent d’apparaître.

Maintenant que le lien entre grignotage et plaisir est établi, nous allons voir plus en détail pourquoi la volonté n’est pas suffisante pour arrêter de grignoter.

Volonté Vs Envie : Un combat menant à l’échec

L’envie de grignoter est en fait l’envie d’obtenir la récompense “plaisir”.

Or, refuser le plaisir quand on en a besoin, ça fait mal…

C’est refuser les soins quand on est blessé…

Dans le cas du grignotage, la situation est la suivante :

  • Volonté : Ne pas grignoter
  • Envie : Grignoter (Plaisir)

Nous somme donc en présence d’un conflit.

Une opposition entre votre volonté et votre envie. Deux directions absolument opposées.

Or, ce conflit mène à la frustration, à la douleur.

  • Si vous suivez votre motivation : frustration de ne pas avoir accompli votre envie => Douleur = manque de plaisir
  • Si vous avez suivi votre envie : frustration de manquer de volonté => Douleur = baisse de l’estime de soi, culpabilité

C’est un combat perdu d’avance, menant nécessairement à la frustration.

Et la frustration mène au craquage.

Dans cette situation, il y a deux craquages :

  1. Frustration envers votre envie : craquage = grignotage
  2. Frustration envers votre motivation : craquage = abandon

Plus vous allez utiliser votre volonté, plus vous risquez de grignoter. Plus vous allez grignoter, plus vous risquez d’abandonner, et donc de continuer à grignoter.

C’est un combat menant nécessairement à l’échec.

Ce n’est pas une faiblesse de votre part, mais une mauvaise utilisation (inconsciente) de la volonté.

Mais alors, suis-je condamné à grignoter ?

Non.

Nous avons vu que le grignotage est en fait en moyen d’obtenir du plaisir dans deux cas de figure :

  1. Le grignotage “pansement”
  2. Le grignotage “bonheur”

Pour le “grignotage bonheur“, il suffit d‘obtenir du plaisir via son alimentation classique, au cours des repas.

Ayant déjà suffisamment de plaisir alimentaire, la frustration de dire “non” à un aliment plaisir sera moindre.

Attention : Cette affirmation n’est vraie que si vous n’avez pas d’interdits alimentaires (régimes, aliments “grossissants”, etc.). Sinon, la restriction cognitive viendra perturber cette régulation du plaisir alimentaire.

Il faudra aussi s’assurer d’avoir d’autres sources de plaisir que la nourriture, au risque de développer une dépendance :

  • Temps en famille
  • Sport
  • Ballade
  • Film
  • Méditation
  • Etc.

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Le grignotage 100% plaisir reste rare. Souvent, il s’agit d’un mélange entre “grignotage plaisir” et “grignotage pansement“.

Grignotage “pansement” : La bonne utilisation de la volonté

Je vais ici mettre de côté la faim (pour quoi manger est la BONNE solution), pour nous concentrer sur le grignotage émotionnel (pour quoi manger est la MAUVAISE solution).

Utiliser la volonté directement CONTRE le grignotage est un combat perdu d’avance, comme vu précédemment.

Comme pour un marathon, la volonté ne suffit pas…

Mais cette volonté permet de vous donner le bon élan : “Je veux progresser, je veux évoluer, je vais mettre en place les bonnes habitudes pour obtenir des résultats“.

Le grignotage émotionnel est un moyen d’obtenir du plaisir quand on a besoin, quand on se sent mal. Obtenir du plaisir est le bon résultat ! C’est ce que l’on doit chercher à obtenir.

Cependant, le grignotage est le mauvais moyen pour y parvenir.

Or, si nous utilisons ce moyen, c’est en grande partie dû à nos habitudes.

D’où la sensation de “Je grignote sans même m’en rendre compte“. C’est automatique.

Et la nature même des habitudes fait qu’il est quasiment impossible de s’en débarrasser sans la bonne méthode.

Donc, voici la méthode à suivre en 3 étapes : Comment Perdre l’Habitude de Grignoter SANS Faim.

En bref : on applique une autre pansement, plus adapté.

Conclusion

La volonté seule, sans la bonne méthode, ne permet pas d’arrêter le grignotage.

Grignoter n’est pas un signe de faiblesse, c’est une réponse normale –mais non optimale– à votre environnement.

Pour réussir un changement en profondeur, ne gâchez pas votre volonté. Utilisez la intelligemment !

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Le grignotage n'est pas qu'une question de volonté. Pourquoi et comment s'en débarrasser
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Obi RAUFFET

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